fbpx
L’Etat financera jusqu’à 40% des coûts de raccordements des petites et moyennes installations renouvelables

L’Etat financera jusqu’à 40% des coûts de raccordements des petites et moyennes installations renouvelables

Lors d’un déplacement dans la Vienne le 25 septembre, Sébastien Lecornu, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, a annoncé de nouvelles mesures en faveur des énergies renouvelables. Les petites et moyennes installations de production d’électricité renouvelable pourront bénéficier d’une réfaction tarifaire sur les coûts de raccordement aux réseaux allant jusqu’à 40%. « Jusqu’à présent, seuls les consommateurs et les gestionnaires de réseaux bénéficiaient d’une réduction sur le prix du raccordement aux réseaux électriques, détaille le communiqué du ministère. Cette réduction est prise en charge par le tarif d’utilisation des réseaux électriques ». Cette mesure est prise pour faciliter l’atteinte des objectifs en matière d’ENR, « dans un contexte d’augmentation des coûts de raccordement au cours des dernières années ».

Le niveau de réfaction sera déterminé en fonction de la puissance de l’installation : plus celle-ci sera grande, moins la réfaction sera importante. Ce calcul vise à « favoriser le foisonnement nécessaire à la transition énergétique ainsi que le développement de l’autoconsommation par le déploiement de petites et moyennes installations de production d’énergies renouvelables ». Au total, cette mesure devrait coûter 30 millions d’euros par an, dont plus de la moitié pour les installations agricoles de petite puissance, précise le ministère.

Les coûts de raccordement au réseau gazier des installations de production de biogaz seront également pris en charge à hauteur de 40%. Jusque-là, ils « étaient entièrement à la charge des producteurs, ce qui pouvait rendre impossible des projets de production de biogaz en zone rurale lorsque la ressource méthanisable était trop loin du réseau de gaz », justifie le ministère.

Source : © Tous droits réservés Actu-Environnement

Plan d’investissement Macron : 7 mds d’€ dédiés aux EnR

Plan d’investissement Macron : 7 mds d’€ dédiés aux EnR

Le premier ministre Edouard Philippe a dévoilé hier le grand plan d’investissement (GPI) 2018-2022, mis au point avec l’économiste Jean Pisani-Ferry. D’un montant total de 57,1 milliards d’euros répartis sur cinq ans, celui-ci dédie 7 milliards d’euros au développement des énergies renouvelables. 

Parmi le budget total du GPI, 20 milliards d’euros vont être répartis entre les secteurs du BTP, des énergies renouvelables et des transports durables.

Le gouvernement d’Edouard Philippe prévoit d’accorder 9 milliards d’euros à la rénovation thermique des bâtiments dont 4,8 milliards dédiés à la rénovation des bâtiments publics, 1,8 milliards pour les bâtiments de l’Etat et 3 milliards pour ceux des collectivités locales.

Par ailleurs, 4,1 milliards d’euros vont être dévolus à la rénovation des infrastructures et aux transports durables.

Enfin, 7 milliards d’euros d’investissement devraient permettre d’augmenter de 70% la production d’énergie renouvelable d’ici 2022.

Jean Pisani-Ferry et Edouard Philippe présentent le GPI 2018-2022. Crédit : Florian David / Matignon

Nicolas Hulot s’adresse à Qualit’EnR

Nicolas Hulot s’adresse à Qualit’EnR

Qualit’EnR a eu le plaisir d’interviewer Monsieur Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, pour le Qualit’EnR infos de septembre. Retour sur l’action du Gouvernement en matière de politique énergétique

Quelle est votre vision de la place des énergies renouvelables dans notre société ?

Les énergies renouvelables, elles se conjuguent déjà au présent, et elles sont l’avenir de notre modèle énergétique. Nous devons désormais
accepter l’idée que les énergies fossiles appartiennent au passé. C’est pour cela que le ministère de la Transition écologique et solidaire, dans la continuité de l’Accord de Paris et des annonces du plan Climat a présenté le projet de loi visant à interdire tout nouveau permis d’exploitation d’hydrocarbures sur le territoire français. Cela concerne également les énergies fossiles dites non conventionnelles, comme le gaz et le pétrole de schiste.

À l’horizon 2040, la France ne devrait plus produire de pétrole, de gaz et de charbon. Nous soutenons une économie verte, porteuse d’emplois. Des appels d’offres seront lancés dans cette perspective et permettront d’atteindre 32 % d’énergies renouvelables d’ici à 2030. Les secteurs concernés seront notamment : l’éolien terrestre et marin, l’énergie solaire et marine, la géothermie, la méthanisation. Nous devons aller plus vite dans ce domaine, mais aussi celui du stockage de l’énergie, des réseaux intelligents.

Vous soutenez le développement de l’autoconsommation énergétique, pourquoi ?

L’autoconsommation énergétique, c’est permettre aux Français de produire et de consommer leur propre électricité. C’est formidable, car de consommateur on devient producteur, entrepreneur. C’est un enjeu majeur que nous soutenons bien évidemment. À ce jour, plus de 14 000 foyers français produisent et consomment leur propre électricité (biogaz, énergie solaire, etc.) L’objectif est d’aller bien au-delà.

Nous avons conscience que l’État devra soutenir à la fois les particuliers, les associations et les collectivités. J’ai par exemple désigné en juillet dernier les 42 lauréats d’un appel d’offres pour favoriser le développement des installations d’autoconsommation en Corse et dans les départements d’Outre-mer. Ils bénéficieront d’une prime s’élevant en moyenne à 34,19 €/MWh.

Il est fondamental de souligner que cet investissement de départ s’avère à plus long terme bénéfique pour ceux qui s’engagent dans cette voie.

Quelles sont les actions envisagées pour accompagner une transition énergétique citoyenne ?

Le Plan climat annonce de nombreuses pistes s’agissant de la transition énergétique pour tous, au quotidien.
Un premier dispositif de soutien concerne la mobilité propre. Nous allons mettre en place une prime à la conversion pour que chacun puisse
remplacer son véhicule par un véhicule moins polluant, neuf ou d’occasion. Grâce au dispositif des certificats qualité de l’air, nous souhaitons développer les véhicules propres et inciter la circulation de ceux-ci de façon à améliorer la qualité de l’air partout en France.

Un second dispositif concerne la précarité énergétique des logements.
C’est un sujet essentiel. Il existe aujourd’hui environ 7 millions de passoires thermiques en France. C’est beaucoup trop. Je veux que ces passoires disparaissent dans les dix prochaines années.

Nous accompagnerons les ménages les plus modestes pour qu’ils puissent trouver une solution à cette précarité énergétique. Le terme « solidaire » inscrit dans le nom du ministère prend là tout son sens. Il s’agit d’aider chaque Français à participer à cette transformation de la société.

Comment la taxe carbonne va-t-elle se traduire concrètement sur la facture énergétique des ménages ?

L’augmentation de la composante carbone de la fiscalité va se traduire par un renchérissement progressif des énergies les plus polluantes, car
nous devons être clairs : les énergies fossiles ne sont pas compatibles avec nos objectifs de lutte contre le changement climatique. Pour éviter
que cela pèse sur le budget des ménages, notamment des plus modestes. Nous allons mettre en place plusieurs mesures d’accompagnement,
en particulier pour les foyers les plus modestes.
Comme je l’ai dit, la priorité sera donnée à la réduction des passoires énergétiques dont l’objectif est de réduire considérablement la facture énergétique des ménages. Une aide financière sera également accordée aux ménages qui souhaitent remplacer leur véhicule par un
véhicule propre. Le projet de loi de finance 2018 donnera plus de précisions sur l’accompagnement financier de ces différentes mesures.

Quel message adressez-vous aux professionnels des EnR ?

Je leur adresse un message de remerciement et de soutien. Je suis intimement convaincu qu’ils se sont engagés sur la bonne voie. Chaque
Français, chaque citoyen est responsable, par ses gestes du quotidien, de rendre cette planète plus propre et plus juste. J’invite tous les professionnels, mais les particuliers également, à développer l’autoconsommation, à recycler les déchets, à acheter des véhicules propres pour leurs déplacements. Le gouvernement soutient ces initiatives.
Nous allons par exemple proposer dans les prochains mois une aide aux petites entreprises qui veulent réaliser des économies de matières et
d’énergies.

Que pensez-vous de l’approche qualité pour contribuer au développement des EnR ?

Grâce à la démarche qualité, les installations d’énergies renouvelables sont en meilleure adéquation avec les spécificités de chaque territoire. C’est un véritable levier participatif à l’échelon local, et le travail mené par Qualit’EnR contribue à cette dynamique de terrain.
Je ne peux qu’encourager une telle logique de solidarité, qui rapproche les professionnels du secteur avec les particuliers engagés pour faire avancer la transition énergétique.

ALC France dans la presse Lorraine

ALC France dans la presse Lorraine

Améliorer son habitat et réduire ses impôts c’est possible

Pompe à chaleur, chauffe-eau thermodynamique, isolation de son intérieur… Toutes ses prestations qui visent à améliorer votre habitat donnent droit à un crédit d’impôts. Mais faites vite, les travaux doivent être réalisés avant la fin de l’année.

Cliquez pour visualiser l’article :