Depuis 2015, les travaux de rénovation énergétique bénéficient en effet de cette fiscalité imbattable (contre 10% pour les autres travaux). Sont concernés par ce fameux taux de 5,5%, la pose d’équipements fonctionnant aux énergies renouvelables (chaudière à condensation, pompe à chaleur, chaudière fioul à haute performance énergétique, appareil de régulation de chauffage…), de matériaux d’isolation (sur les parois, portes ou volets), ainsi que les travaux induits, c’est-à-dire ceux qui sont indissociablement liés aux travaux d’efficacité énergétique (déplacements de radiateurs, dépose de sols…).

Or, rappelle le document du PLF, cette super TVA reste de loin l’aide la plus utilisée par les ménages : d’après une enquête 2017 de l’Ademe, elle concerne 45% des travaux effectivement réalisés dans les maisons et les appartements, et plus de la moitié des travaux d’économie d’énergie. Mieux encore, en réduisant immédiatement la charge à payer pour les particuliers, cette TVA réduite accélérerait les prises de décisions : 45 % des ménages ayant bénéficié de la TVA à 5,5 % déclarent qu’elle leur a permis de se lancer dans des travaux de rénovation (45 % ayant par ailleurs bénéficié d’un crédit d’impôt transition énergétique, 44 % ayant obtenu des certificats d’économie d’énergie).

Autres chiffres significatifs qui plaident en faveur de la TVA à 5,5% : d’après des calculs réalisés par le ministère du Logement en 2018, celle-ci aurait permis de booster le nombre de chantiers de 127.000 unités sur une année, permettant la création à termes de 10.000 emplois dans le secteur du bâtiment.

Source de l’article